Ça commence toujours de la même manière, on se fait de belles promesses: "Je te ferai pas souffrir", "On se dira quand ça va pas", ... tout ça pour créer un couple parfait, on veut toujours faire mieux que la fois d'avant et le résultat, c'est que ça tombe à l'eau, que ça donne rien et qu'on se demande ou on s'est planté. Mais on s'est planté de partout parce qu'on se comprenait et on se voile la face, en se disant "C'est pas moi, c'est l'autre". Non c'est moi et c'est toi.
Au début, c'est des "Je t'aime", après y a des petits doutes qui nous bouffent l'esprit mais quand on voit l'autre, on se sent revivre après, on oublie les petites attentions, on essaie de rendre l'autre jaloux mais l'autre se désintéresse et on devient odieux pour le retenir, on essaie de le faire réagir en lui disant des choses crues pour faire comme un électrochoc. Mais l'autre s'en fout, il te dit "Je t'aime" avant de te quitter, te laissant penser que ça ira mieux demain. Et toi, t'arrives comme une demeurée, la bouche en coeur pour qu'il t'embrasse et il t'évite, il veut plus t'embrasser, il essaie de te parler mais toi, tu le contemples, il veut pas te faire de peine alors il attend et toi, tu ronges les sangs, tu ne comprends pas pourquoi c'en est arrivé à ça. Comme une lente agonie jusqu'à la mort, soudaine, enfin tu t'y attendais alors tu le prends avec sourire mais tu sens ton coeur se déchirer, tu sens qu'il te manque quelque chose. Et là, tu essaies de faire ressentir quelque chose à l'autre, qui n'est devenu qu'un étranger après avoir été celui qui te connait le mieux, mais lui il te trouve pathétique. Il essaie de faire en sorte que tu l'oublies parce qu'il sait que tu as souffert. Mais tu t'en fous, de tout, de ce pour quoi tu passes parce qu'il ne t'aime plus. Et quand tu essaies, dans un dernier geste desespéré de créer un dernier électrochoc, une dernière décharge, il te dit avec le plus simple détachement que tu n'es plus rien pour lui.
Jure moi que ce n'est pas ça l'amour, jure moi.
Tu ne pleures pas, tu prends sur toi. Etre désirable et parfaite jusqu'au bout. Faire face. Mais cette peine qui reste enfouie te bouffe les entrailles; la nuit, tu te demandes qui sera la prochaine et tu essaies de t'habituer à l'image de lui avec une autre parce que tu n'arrives pas à l'oublier. Et au moment de la dernière décharge, tu essaies de faire face une énième fois. Soudain, il y a un évènement insignifiant qui fait que tu ne peux contenir tes larmes. Tu claques alors la porte, tu pleures, tu expliques aux gens qui te consolent que tu l'aimes encore. Tu t'assures que tout est fini.
Et à ce moment, tu souris.
Tout est fini.
Tu revis.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire