Mort lente et précipitée (J'aime les incohérences)


Le fait de n'avoir vu quasi aucune personne de mon âge pendant un mois m'a fait du bien, j'avais besoin de prendre du recul.
Pour la première fois de ma vie, j'ai des regrets; le soir dans mon lit, je me crispe soudainement quand un souvenir peu agréable revient.
Il y a des choses que je n'aurais pas dû dire, pas dû faire.
Je laisse le temps faire son travail.

After dark

Une semaine de vacances, quelques verres de vodka superflus plus loin, j'ai enfin mis les choses au clair dans ma tête.
Non je ne l'aime plus (hahaha victoire !): je vais pas être conne toute ma vie.
Oui, j'ai un problème que je dois régler sinon je ne pourrai jamais avancer, enfin j'ai l'impression d'avoir fait un bond en avant depuis quelques minutes.
Peut être que la personne qui "m'attire" (pour reprendre ses mots) est juste devant moi mais je préfère encore me voiler la face. Tout de façon, c'est mort depuis que j'ai vomi sur ses murs.
Le désespoir qui me rongeait est maintenant parti.
Il ne me reste plus qu'à évoluer.

When you're gone

Je comprends pas, je veux pas me le mettre dans la tête.
Je me demande même si j'ai déjà aimé quelqu'un comme ça.
Pourquoi ça a pas marché ?
On s'aimait, pourquoi ?
Qu'est ce qu'on a fait pour se détruire mutuellement ?
Tu fumes, tu bois, tu baises, ...
Je fume, je bois, je déprime, je pleure, ...
J'aimerais t'oublier en un claquement de doigts, te détester autant que je le laisse entendre mais malgré tout ce que tu m'as fait, je t'aime encore.
Je ne perds même plus mon temps à te chercher des excuses, ...
Je suis réaliste sur ton cas.
J'essaie de penser à d'autres mais il n'y que toi que je veux, j'essaie de m'empêcher de replonger; j'essaie de vivre.
Une fois, tu m'as dit que l'espoir ne faisait pas vivre, c'est vrai.
Je ne vis plus, je passe mes jours à espérer.
Un retour ?
Un changement ?
Une réciprocité ?
Je sais même plus, j'ai parfois l'impression que tu m'aimes autant que je t'aime et d'autres fois que je te suis complètement indifférente.
J'ai pas envie d'être ce genre de fille pathétique qui attend, et à force d'éviter, c'est ce que je deviens parce qu'en refoulant mes sentiments, je les fais croître.
Un claquement de doigts, un seul ...
Disparais !



Rebellion adolescente


Une garce.
Je me sens comme ça.
Je joue avec les sentiments des gens, les remords viennent le soir quand je suis seule dans mon lit et que je repense à mes actes du jour.
Je me sens comme une garce, avec une conscience cependant.
J'ai mal pour les gens que je fais souffrir.
Je ne veux pas, vraiment.
Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de ressentir cette attirance qui me transporte puis qui retombe comme un soufflet au moment ou l'autre me répond.
Je vois la vie comme un éternel jeu du chat et de la souris ou le bonheur n'est pas permis.
Je passe d'histoire en histoire.
Je n'arrive pas à me fixer sur une personne, je ne veux plus jamais souffrir et le seul moyen d'éviter la souffrance est de fuir ou de s'y confronter.
Je fuis.
Je m'engage puis je m'enfuis, je suis aussi triste que lui.
Je suis bizarre, que voulez vous ?
Eternelle vagabonde des coeurs, je ne veux plus me fixer.

Alice ne veut pas d'une vie grise et rêve
Mais ses rêves l'enferment
Et quand elle rêve, elle ne vit pas

Il y a plus de deux mois que j'ai arrêté de vivre, qu'y puis je ?
J'ai l'impression d''être un corps vide, d'avoir perdu mon âme.
Mon premier amour m'a donc brulé les ailes.
Plus jamais revivre ça, plus jamais.
Ne vivre qu'à moitié, fuir devant les responsabilités ...
Je deviens comme mon père.
Perdue ?
Je m'en sortirai, avec de la volonté on arrive à tout.


Sometimes it feels like the world's on my shoulders ...


Pectoraux - Régime - Garçons - Erreur - Pas celle qu'on croit - "Ça t'a fait quoi de piquer l'ex de ta pote ? (Rien du tout) - Pute acidulée - Jalousie - Introspection - Manque de confiance - Drogue - Sombrer - Se renfermer - Désir - Découverte - Peur - Deux - "Ça marche pas, nous deux" - "You're never going home" (Ulysses - Franz Ferdiand) - Rock&Roll - Rock&Folk - Train - Suisse - Chiens - Enfants -  Valentin - Grandir

BrAinStormIng

One hundred years

C'est le début des réjouissances.
Mon coeur battait contre ma poitrine quand je l'ai vue pleurer, Lucas n'était pas encore parti que mon père trouvait le moyen de me mettre mal à l'aise.
S'en sont suivis des "adieux" rapides avec Lucas, je ne voulais pas vraiment m'attarder car je savais que j'aurais fini par pleurer.
Dans la voiture, mon paternel et moi nous retrouvâmes seuls pour la première fois depuis 6 mois; j'avais peur.
A peine, il avait démarré la voiture  que les emmerdes recommençaient: "Tu as vu Sarah pleurer ? J'avais honte ...", il m'a ensuite demandé si je voulais rentrer avec la mère à Lucas.
Ben oui, je vais pas m'attarder avec lui vu la pourriture de nos relations.
On a un peu parlé, des reproches essentiellement.
Voilà ce que mon "daron" a trouvé à me dire au bout de 6 mois, je n'en espérais pas beaucoup plus; c'est la seule personne dont je n'espère plus rien.
Je me retrouve donc seule, devant mon ordinateur, à écouter des chansons tristes et à regretter le départ de Lucas.
Le soir, je serai seule; je n'aurai personne à qui parler, le soir quand ils seront couchés, ej regarderai la télé seule sans entendre le "tududuuum" des conversations MSN, le matin, je pourrai faire autant de bruit parce que Lucas ne sera pas là.
Je m'embêterai toute la journée avec un homme de 45 ans usé par les années, l'alcool et le manque de remise en question.
Il n'y aura plus Eminem, Green Day et Good Charlotte qui passeront en boucle mais du bon rock.
Oui, ce sera nul.
Ce n'est qu'à la fin d'une période qu'on se rend compte de sa beauté ...


You see me with somebody new, I'm not that stupid little person still in love with you

"Tu étais amoureuse ?
-On ne peut pas aimer au bout de 6 jours.
-Tu es vraiment ... bizarre"


De la pluie sur l'objectif




Les adultes se déchirent et par lacheté, ils ne mêlent pas qu'eux à leurs disputes.
Ce sont souvent les enfants qui paient pour leur(s) connerie(s).
Papa, je t'avais déjà dit une bonne centaine de fois que je ne voulais plus entendre parler de tes problèmes avec Maman, surtout quand ils sont aussi peu importants que l'argent.
Tu perds ta fille à chaque fois que tout va mieux.
Quel est l'intérêt du partage du prix d'un billet d'avion comparé à l'équilibre de son enfant ?
Pour moi, le choix est vite fait.
Tu es quelqu'un de décevant.
Je vis toujours avec des espoirs, je pensais vraiment que tu avais changé; je pense toujours que les gens sont capables de changer mais personne ne change, tout le monde reste dans sa connerie.
Tu viens de briser ta fille un peu plus.

So fuck u anyway


Ça commence toujours de la même manière, on se fait de belles promesses: "Je te ferai pas souffrir", "On se dira quand ça va pas", ... tout ça pour créer un couple parfait, on veut toujours faire mieux que la fois d'avant et le résultat, c'est que ça tombe à l'eau, que ça donne rien et qu'on se demande ou on s'est planté. Mais on s'est planté de partout parce qu'on se comprenait et on se voile la face, en se disant "C'est pas moi, c'est l'autre". Non c'est moi et c'est toi. 
Au début, c'est des "Je t'aime", après y a des petits doutes qui nous bouffent l'esprit mais quand on voit l'autre, on se sent revivre après, on oublie les petites attentions, on essaie de rendre l'autre jaloux mais l'autre se désintéresse et on devient odieux pour le retenir, on essaie de le faire réagir en lui disant des choses crues pour faire comme un électrochoc. Mais l'autre s'en fout, il te dit "Je t'aime" avant de te quitter, te laissant penser que ça ira mieux demain. Et toi, t'arrives comme une demeurée, la bouche en coeur pour qu'il t'embrasse et il t'évite, il veut plus t'embrasser, il essaie de te parler mais toi, tu le contemples, il veut pas te faire de peine alors il attend et toi, tu ronges les sangs, tu ne comprends pas pourquoi c'en est arrivé à ça. Comme une lente agonie jusqu'à la mort, soudaine, enfin tu t'y attendais alors tu le prends avec sourire mais tu sens ton coeur se déchirer, tu sens qu'il te manque quelque chose. Et là, tu essaies de faire ressentir quelque chose à l'autre, qui n'est devenu qu'un étranger après avoir été celui qui te connait le mieux, mais lui il te trouve pathétique. Il essaie de faire en sorte que tu l'oublies parce qu'il sait que tu as souffert. Mais tu t'en fous, de tout, de ce pour quoi tu passes parce qu'il ne t'aime plus. Et quand tu essaies, dans un dernier geste desespéré de créer un dernier électrochoc, une dernière décharge, il te dit avec le plus simple détachement que tu n'es plus rien pour lui.
Jure moi que ce n'est pas ça l'amour, jure moi.
Tu ne pleures pas, tu prends sur toi. Etre désirable et parfaite jusqu'au bout. Faire face. Mais cette peine qui reste enfouie te bouffe les entrailles; la nuit, tu te demandes qui sera la prochaine et tu essaies de t'habituer à l'image de lui avec une autre parce que tu n'arrives pas à l'oublier. Et au moment de la dernière décharge, tu essaies de faire face une énième fois. Soudain, il y a un évènement insignifiant qui fait que tu ne peux contenir tes larmes. Tu claques alors la porte, tu pleures, tu expliques aux gens qui te consolent que tu l'aimes encore. Tu t'assures que tout est fini. 
Et à ce moment, tu souris. 
Tout est fini. 
Tu revis.

Père un jour, père toujours

Je sais pas si le jour ou tu m'as conçue, tu as pensé à l'être que tu allais engendrer. Est ce que tu savais déjà que toi et moi ce serait toujours difficile ? Il parait que oui. Permets moi de t'en vouloir, de te détester cordialement de ne pas avoir tenté de repousser le mal et de t'occuper de moi comme un père normal l'aurait fait. Chaque jour, je me rends un peu plus compte que je n'ai que des barrières dans la tête, que tu m'as conformisée, je suis étriquée par ta faute. Bien sur, tu ne me croiras pas. Tu diras que c'est moi. Mais comment veux tu qu'une gamine qui était si arrogante, fougueuse, se fane petit à petit pour devenir ce que je suis ? Une ombre, un débris. Je déteste ce que je suis mais je sors du carcan que tu as construit autour de moi, je me rends compte jour après jour que je ne pourrai jamais te sauver, que tu seras toujours malheureux et que tu ne mérites que ça finalement. Pour chaque nuit, ou tu pleures, j'ai pleuré moi aussi. Tu crois quoi ? Ça me fait plaisir, à 15 ans, d'être prisonnière de peurs, d'angoisses que personne ne comprend. La dernière fois, un ami avait bu. L'odeur de l'alcool emplissait mes narines. J'ai blémi, mon coeur battait à tout rompre et j'ai pleuré. Je ne bois pas, je ne fume pas. Parce que je sais que je serais comme toi, je me bats chaque jour contre 50 % de moi qui n'est qu'un bout de toi. J'ai manqué de ton affection, j'ai manqué de ton admiration, j'ai manqué de ta fierté, de ton amour, de toi. Tu n'es fier de moi que quand tes amis disent que je suis belle, intelligente. Tout ça n'est que superficiel, je suis un être humain et ces qualités appartiennent à beaucoup de gens. J'aimerai que tu sois fier d'autre chose que de mes résultats. Tu ne vois à travers moi que la gloire que tu n'as pas eue. Sache que cette gloire, je l'aurai grâce à mon grand père, à mon beau père, aux valeurs qu'ils m'ont inculquées. Tu seras simplement la cause de ma perte. Tu es malade Papa, je t'aurais soutenu si tu ne m'avais pas fait souffrir. Maintenant, tu iras ou tu voudras, je m'en fous; tout m'importe plus que toi.  Tu n'es qu'un mauvais souvenir, une dure réalité. Je serai quelqu'un et je me fous de mon futur salaire; ma seule ambition est le bonheur. Je te demande juste de ne pas avoir un autre enfant, je tiens à lui épargner mes souffrances car tu es pire que ce que tu as été. Je te vois couler, tu ne seras qu'une loque et tu le sais, tu as peur et tu t'aigris. Un enfant n'a pas à subir ça.